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Transpirer avec l’aquabiking

Pendant mes sorties vélo sur route, à force de transpirer, il m’est arrivé parfois de souhaiter être dans une piscine. D’une part, parce que la sueur coulant le long de mon dos est moins perceptible dans l’eau et d’autre part parce qu’il est plus facile de s’attribuer une pause ou du moins ralentir lorsque l’on ne peux pas voir la cadence de mes jambes en dessous de la surface de l’eau.

L’étude présenté au CCSC

Une étude Canadienne datant de 2012, présenté au Congrès Canadien sur la Santé Cardiovasculaire (CCSC), suggère qu’il pourrait également y avoir d’autres, très importantes, avantages à l’hydro-massage.

L’étude a analysé des données cardiovasculaires sur 33 participants en bonne santé, qui ont effectué le même entraînement sur un vélo stationnaire en dehors de l’eau et un autre sur un vélo stationnaire dans l’eau (aquabike).

Rappelons qu’un aquabike est un vélo stationnaire aquatique posé au font d’une piscine afin que l’aquabikeur(euse) puisse être immergé jusqu’à la poitrine. Selon les modèles, une résistance peut être ajouté en changeant la taille des pédales ou bien en manipulant une molette de serrage permettant un pédalage plus difficile.

10985982_797511990343064_6083054512964049833_nLes chercheurs Canadien ont constaté lors de cette étude scientifique que la consommation d’oxygène des participants et la fréquence cardiaque moyenne de ceux-ci étaient plus faible en pédalant dans l’eau. En d’autres thermes, leurs systèmes cardiovasculaire travaillaient plus efficacement en faisant les mêmes quantités d’exercices similaires.

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Selon l’étude Canadienne, il est plus facile de transpirer alors qu’on est dans l’eau à pratiquer l’aquabiking

L’auteur de l’étude, le Dr Martin Jumeau, est directeur de la prévention à l’Institut de Cardiologie de Monréal, au Canada. Le centre EPIC, dans cette institut, propose des séances de remise en forme « Aquabiking coaché » et met également à disposition ce matériel lors des ouvertures au public.

A l’origine de l’aquabiking

Rappelons que l’aquabiking a été créé à l’origine pour la réhabilitation des blessures du genou chez les athlètes. Mais parce que l’eau nous porte et nous met dans une situation d’apesanteur, l’aquabiking est également utilisé pour les patients en situation de surpoids ou bien soufrant d’arthrite qui veulent des séances d’entraînements à faible impact.

La plupart de mes pratiquants(tes) aiment cette activité, ils pensent que c’est plus facile. Lorsque vous regardez l’augmentation de la capacité aérobique de cette activité aquatique, vous constaté que c’est tout aussi bon que du cyclisme terrestre.

Les chercheurs pensent que la pression hydrostatique (ou la pression de l’eau) sur le corps rend plus facile le retour sanguin vers le cœur. Cela réduit le nombre de fois où votre cœur doit battre, d’où l’abaissement de la fréquence cardiaque moyenne et la quantité d’oxygène nécessaire pour soutenir un entraînement intense.

Mon avis

Cette étude doit être dupliqué avec plus de participant pour confirmer les résultats du Dr Jumeau. Des recherches supplémentaires sont également nécessaire pour voir si les effets sont les mêmes pour les personnes âgées et/ou en surpoids.

L’essentiel de l’aquabiking lutte contre l’obésité

L’ obésité, qui touche aujourd’hui 16 % de la population en France (+1% depuis 2012), dépend largement de facteurs comportementaux et environnementaux. En lançant l’étude « Habitudes de vie et surpoids », la MGEN a souhaité mieux comprendre les difficultés des personnes obèses et en surpoids et participer au développement de la prévention.

obesite L’obésité est une maladie complexe, aux origines multiples.

Difficilement réversible, elle a de plus tendance à s’aggraver avec le temps ! Ses conséquences sur la santé sont importantes : diabète, maladies cardio-vasculaires et respiratoires, atteintes articulaires, lien avec certains cancers.

Elle retentit de fait sur la qualité de vie et est aussi à l’origine de stigmatisation et de discrimination.

Acteur majeur de la protection sociale, le groupe MGEN a souhaité mener l’enquête* afin de comprendre les habitudes de vie de la population et d’aider les personnes concernées par l’obésité à mieux appréhender leurs problèmes, devenez acteur de votre santé. Les moyens d’intervenir sur les facteurs de sa santé existent !

Les habitudes des français

D’après l’étude MGEN, trois Français sur quatre se considèrent en bonne santé. Or il s’avère que 30 % sont en surpoids et 16 % obèses.

IMCLes inactifs (20 %) et les 50-64 ans (21 %) sont les plus touchés.

  • Ils sont d’autre part plus de 85 % à juger « bonne » leur alimentation alors que 20 % des obèses l’estiment « plutôt mauvaise ».
  • À la question « Qu’est-ce qu’une bonne alimentation ? », 73 % répondent « variée et équilibrée » et 43 % « composée de produits frais ».
  • Quid de la tradition des trois repas par jour ? Elle est encore respectée par 60 % de la population. Cependant, un tiers des français déclarent aimer manger entre les repas.
  • Par ailleurs, ils sont 11 % à fréquenter les fast-foods, les jeunes en particulier.
  • Concernant les fruits et légumes, les Français en consomment en moyenne 3 à 4 par jour mais près de la moitié trouvent difficile d’en consommer au moins cinq.
  • Enfin, un quart (et 42 % des obèses) ont déjà consulté un diététicien.

En termes d’activité physique, près d’un tiers des personnes interrogées privilégient la marche à pied dans leurs déplacements quotidiens. Deux tiers pratiquent une activité sportive mais seulement la moitié des personnes obèses.

Le top trois des exercices les plus prisés : la marche à pied (37 %), le vélo (16 %) et la natation (13 %). Ces sports sont pratiqués de manière régulière (au moins une fois par semaine dans 70 % des cas), durant 3h en moyenne. Ils s’effectuent principalement seul (62 %) et en dehors d’un club (67 %), le plus souvent en milieu naturel (54 %).

Le manque de temps (36 %), de motivation (33 %) mais aussi d’argent (14 %) constituent les freins à la pratique du sport !

Enfin, il ressort de l’étude que les Français dorment en moyenne 7h par nuit et qu’un tiers déclarent mal dormir. À noter que près de la moitié des obèses souffrent de troubles du sommeil !

En ce qui concerne l’accompagnement, les personnes ayant participé à l’enquête seraient principalement intéressées par le remboursement d’activités sportives (75 %), des informations sur l’exercice physique ou le sport (68 %) et, dans une moindre mesure, des contacts de nutritionnistes (52 %).

De nombreux facteurs de risque

Quelle est l’origine de l’obésité ? La prise de poids excessive s’explique souvent par une augmentation des apports alimentaires et par un manque de dépense physique. Elle est liée à l’évolution des modes de vie. L’augmentation de la taille des portions, la plus grande densité énergétique ainsi que la disponibilité des aliments et l’évolution des prix sont des éléments qui favorisent les consommations caloriques excessives. Les loisirs tels que la télévision ou les jeux vidéo, les déplacements quotidiens en voiture et en transports en commun induisent quant à eux une diminution des dépenses énergétiques.

Cependant, les modifications de l’alimentation et la réduction de l’activité physique ne suffisent pas pour expliquer l’augmentation de la fréquence de l’obésité. Il existe en effet de grandes différences d’un individu à l’autre face à un même comportement alimentaire : certaines personnes prennent plus de poids que d’autres alors qu’elles ont les mêmes modes de vie ! Cette susceptibilité à la prise de poids implique des déterminants biologiques : transferts hormonaux, anomalies du tissu graisseux notamment, qui contribuent à l’apparition de la maladie.

La génétique intervient également dans certaines familles. L’obésité y est plus fréquente. Toutefois, pour que celle-ci se développe, il faut se trouver dans un environnement favorisant la sédentarité et une consommation alimentaire déséquilibrée. On parle d’environnement obésogène.

Au comportement individuel favorisant l’obésité (sédentarité, grignotage, consommation de boissons sucrées, temps de sommeil insuffisant…), aux différences de susceptibilité d’une personne à l’autre s’ajoutent par ailleurs des facteurs socioculturels. Par exemple, dans notre pays, la prise de repas en commun s’oppose à celle pratiquée dans les pays anglo-saxons, plutôt solitaire. Or des études ont montré qu’une alimentation individuelle contribuait au surpoids. Il existe, également, un gradient social en matière d’obésité. Ainsi, pour des raisons économiques, les populations les moins favorisées s’orientent vers les produits « meilleur marché », plus gras et plus sucrés.

Enfin, d’autres facteurs jouent un rôle dans le développement et l’aggravation de la maladie :

  • les conditions de travail,
  • le stress,
  • des facteurs psychologiques,
  • les polluants,
  • certains médicaments,
  • des agents infectieux,
  • des bactéries du tube digestif contribuant à la digestion.

L’obésité de la mère et le poids à la naissance en augmentent aussi le risque !

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Devenir acteur de sa santé !!!

Au final, cette maladie, dont les facteurs de risque apparaissent très tôt dans la vie, a de nombreuses répercussions sur le bien-être et la santé et réduit l’espérance de vie. Elle touche en outre les individus de plus en plus jeunes. La prévenir est donc essentiel !

Le lien étant aujourd’hui prouvé entre sédentarité et développement de la maladie, bouger au quotidien est un premier geste en faveur de sa santé.

C’est en effet un moyen d’utiliser l’énergie consommée via les aliments ingérés. Se dépenser limite ainsi la prise de poids, tout en permettant d’améliorer sa condition physique et de rester en forme.

Si le sport, bien pratiqué, est bon pour la santé, exercer une activité physique, quelle qu’en soit la forme, l’est aussi : l’aquabiking !!!

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La condition : l’exercice doit être réalisé pendant au moins trente minutes chaque jour !

Pour les enfants, il est recommandé de pratiquer une activité physique modérée plus d’une heure par jour. Plus tôt les enfants prennent l’habitude d’être actifs, plus longtemps ils garderont ce bon réflexe.

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Combinée à un exercice physique régulier, une bonne alimentation contribue à freiner la prise de poids !

Que signifie alors bien manger ? Adopter une alimentation variée et équilibrée. Autrement dit manger de tout mais en quantités adaptées tout en privilégiant les aliments bénéfiques à la santé (fruits, légumes, féculents, poissons…) et en restreignant la consommation de produits sucrés (confiseries, boissons sucrées…), salés (biscuits apéritifs, chips…) et gras (charcuterie, beurre…).

*Étude réalisée avec OpinionWay auprès de 2 339 personnes (1 001 individus représentatifs de la population française âgée de 18 ans et plus et 1 338 adhérents MGEN), entre janvier et février 2014.

Par Éric Chenut, vice-président délégué, groupe MGEN.