L’aquabiking aide à mieux dormir Partie 1

Les écoliers rentrent souvent fatigués après le sport, et parviennent ensuite très bien à dormir ! Les aquabikeurs(euses) adultes connaissent eux aussi ce phénomène : après l’activité physique durant la journée, ils n’ont aucun problème à aller se coucher et ont parfaitement récupéré le lendemain matin !

L’aquabiking peut avoir un effet positif sur le sommeil et permet d’obtenir un sommeil de meilleure qualité. Cependant, les bienfaits de l’aquabiking connaissent aussi des restrictions, et celui-ci doit être correctement géré afin d’induire un sommeil de bonne qualité.

Mieux dormir grâce à l’aquabiking

L’aquabiking éveille et fatigue le corps. Spontanément, vous comprenez que l’exercice physique puisse induire un besoin de récupération et de sommeil.

Mais ce corps stimulé par le mouvement n’a-t-il pas plus de difficulté à trouver l’apaisement indispensable à l’endormissement ? Heureusement l’effet bénéfique de l’aquabiking sur le sommeil est démontré ! Encore faut-il se bouger en respectant quelques règles d’or ! C’est en suivant ces conseils que l’aquabiking vous aidera à retrouver un sommeil récupérateur ou à dormir encore mieux.

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Pourquoi l’aquabiking améliore-t-il le sommeil ?

La vie est rythmée ! La lumière et l’obscurité, l’activité et le repos, la chaleur et le froid, scandent nos journées ! Le repos succède à l’activité depuis l’apparition de la vie !

Il y a environ quatre milliard d’année, dès l’apparition de la vie sur terre, les premiers être unicellulaire ont vu leur activité biologique cadencée au fil des jours ! Au cours des 24 heures, ils enchaînent une phase d’activité métabolique et une période de repos.

  • Au cours de la première ils consomment de l’énergie et produise de la chaleur.
  • Lors de la seconde, ils reconstituent leurs stock et se refroidissent.

Ainsi, les êtres vivant on toujours chercher à rétablir les équilibres cellulaires. Les rythmes biologiques permettent d’obtenir cet «état stable» ou « homéostasie» indispensable à la vie.

L’alternance activité/ repos est inscrite dans le programme génétique de nos cellules. Ils anticipent la récupération en prévision de phase de travail. On parle « d’homéostasie prédictive». Les gènes responsables de la périodicité des activités cellulaires commencent a être isolés chez les mammifères. L’un d’eux régule la production d’une molécule de l’éveil, il a été appelé « CLOCK ». Mais la cellule fonctionne également sur la base de « l’homéostasie réactive ». Plus elle consomme d’énergie plus elle se repose !

Les fondements de l’activité cellulaire semblent mettre en évidence l’intérêt de l’aquabiking pour basculer vers un sommeil réparateur !

On a même démontré l’existence d’une « substance inductrice du sommeil » produite par le système nerveux et dont la synthèse serait favorisée par l’exercice : L’expérience a consisté à obliger des chèvres à se tenir en équilibre et à bouger pendant de longues heures. Dans ces conditions, elles ne pouvaient pas s’endormir. A l’issue de la manœuvre, les chercheurs ont prélevé le liquide céphalo-rachidien qui baigne le système nerveux de ces pauvres caprins. Il l’ont injecté dans le cerveau de chèvres qui n’avaient pas été contrainte à cet exercice. Elles ont rapidement plongé dans un profond sommeil !

La molécule responsable n’a pas été isolée avec certitude. Deux hypothèses sont envisagées :

  • Il est pourrait s’agir de la «sérotonine» souvent décrite comme l’hormone du sommeil.
  • A moins que ce ne soit l’Adénosine. Cette dernière substance provenant de la dégradation de l’ATP ou « Adénosine Tri Phosphate » qui perd ses phosphates et libère de l’énergie pour la cellule.

Ainsi, en imposant une combustion de carburant dans les muscles et les neurones, l’aquabiking provoque l’accumulation d’Adénosine et favorise la survenue du sommeil.

L’exercice physique rythme la vie

Notre corps et nos cellules font varier l’intensité de leurs activités en suivant la cadence proposés par des « donneurs de temps » appelés aussi « synchroniseurs ». Selon, le professeur REINBERG, responsable de l’unité de chronobiologie de la fondation Rothschild à Paris, les deux principaux synchroniseurs sont la lumière et l’activité physique.DSC_0015

Autrefois notre biologie était très cosmique : la lumière rythmait nos jours !

Bien évidemment, le soleil illuminant la terre donne le tempo du fonctionnement de nos cellules. Aux racines de l’évolution, les premiers végétaux bénéficiant de la photosynthèse ont suivi le va et vient de la lumière. Les Chloroplastes, ces petites usines énergétiques riches en chlorophylle, voyaient leurs activités changer au gré de l’ensoleillement.

Notre étoile a marqué profondément notre biologie. Ainsi, lors des expériences d’isolement notre rythme spontané reste proche de 24 heures. En 1972, Le français Michel SIFFRE est resté 205 jours enfermé dans une grotte au Texas. Sans aucun contact avec l’extérieur, il notait l’ensemble de ses faits et gestes : repas, exercice physique, travail, sommeil. Dans ces conditions, la durée de la « journée biologique » se situait aux environ de 24 heures et 30 minutes.

Michel SIFFRE

Le soleil rythme aussi les saisons. Dans le monde du vivant, l’exercice physique et le repos mais aussi le sommeil varie pendant l’année. On parle de « rythme circannuel ». Le plus marqué est celui des animaux hibernant. La marmotte et l’ours brun profitent de l’été pour s’activer. Jouissant d’une montagne luxuriante et d’une température clémente, chasse et cueillette intensive sont au programme. Ainsi, ils stockent les graisses … et accumule la fatigue. L’hiver revenu, alors que la nature a perdu toute générosité, ils plongent dans un profond sommeil économe. Ils consomment parcimonieusement les calories mis en réserves ; la température de leurs corps descend jusqu’à 1 à 2 degrés.

Quelque soit l’échelle utilisée, la cellule ou l’ours brun, la journée ou l’année, vous comprenez désormais que :

la lumière, l’activité physique et la température constituent trois synchroniseurs indissociables pour rythmer la vie de l’aquabikeur(euse) !

Désormais, notre biologie est plus sociale : l’activité rythme nos jours !

A minuit, bon nombre d’entre-vous ne dorment que depuis peu de temps. Pourtant, comme son étymologie l’indique, minuit se situait autrefois, au milieu de la nuit. Au moyen âge, nous nous couchions beaucoup plus tôt, vers 20 heures. A cette heure, l’obscurité croissante rendait toute activité impossible. Vers 4 heures du matin, dès le lever du soleil, la vie reprenait son cours.

Au dix-neuvième siècle, l’électricité vient chambouler notre sommeil. La lumière artificielle permet de poursuivre notre activité indépendamment des rythmes imposés par notre étoile. Le fil des jours et des saisons est à jamais élimé !

Bien sûr, la lumière provenant de l’électricité n’a pas la même couleur ni la même intensité que celle issue du soleil. Elle se révèle moins efficace pour nous tenir éveillé et pour nous rendre notre bonne humeur estivale. Néanmoins, elle est suffisante pour nous permettre de bouger !

Ainsi, les «synchroniseurs sociaux» parviennent à prendre le pouvoir pour gérer nos vies ! Été comme hiver, les horaires des entreprises sont identiques et les dîners entre amis sont toujours prévus aux mêmes heures. Bref, l’activité humaine se poursuit malgré la nuit !clock_humanNycthéméralFrenchVersion

Luminothérapie et sport font équipe

L’exercice physique et la lumière s’associent pour accroître notre vigilance. Alors pour démarrer la journée rien de tel qu’un cocktail naturellement stimulant.

luminothérapieAu cœur de l’hiver, quand sonne le réveil, la nuit sombre encercle encore votre logis. Rien de tel qu’un peu d’exercice dans une pièce baignée d’une lampe de luminothérapie.

Cette dernière reproduit la lumière blanche du soleil. Sa puissance, supérieure à 5000 lux, est suffisante pour influencer notre système nerveux et freiner la sécrétion de mélatonine nocturne.

Luminothérapie de 30 minutes et activité physique de 30 minutes par jour ont l’un et l’autre démontré leur efficacité pour lutter contre la somnolence et les troubles de l’humeur favorisée par la grisaille hivernale. Mélangez les deux et vous aurez la recette de la forme !

Lorsqu’une fatigue profonde s’installe, seule l’exercice physique permet de résister à l’endormissement. Peter TRIP est DJ et recordman du monde, en animant son émission de radio, il est parvenu a resté éveillé pendant 200 heures consécutives. Lors des derniers jours de son expérience, il fut obligé de bouger et de marcher en permanence ! Toute tentative d’immobilité le faisait glisser vers une torpeur qui aurait pu se révéler fatale à son exploit !

Le cerveau est tenu en éveil grâce à l’ensemble des informations qui lui parviennent. 90% d’entre elles sont issue de la vision ! Vous comprenez toute l’influence de la lumière dans la vigilance. Mais, vous saisissez aussi pourquoi tous les renseignements de mouvements articulaires et de déplacements corporels se montrent efficace !

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